La Dessinatrice des Billets de Banque
+ de 1300 Timbres Postaux

Les Quatres Saisons

Son  Exposition

D I S T I N C T I O N S

Grand prix de l’Art philatélique pour les timbres suivants :

1963      10 F, Tridacna squamosa (coquillage), Côte française des Somalis ;

1963      100 F, Charte des Enfants, Monaco ;

1967      0,30 F + 0,05 F, 50ème anniversaire de la victoire de Verdun, France ;

1969      100 F, Sa Sainteté Paul VI à l’O.N.U., République de Haute Volta ;

1974      500 F, Ste Thérèse de l’enfant Jésus, République Centrafricaine ;

1975      1,20 F, Année Internationale de la Femme, Monaco ;

1976      1,15 F, Année Sainte, Monaco ;

1991      2,50 F, Gaston Fébus, France.

Prix Robert Stolz :

1986     6 F, Jean-Sébastien Bach et Georges Frédéric Haendel, Monaco ;

1988     5 F, Berlioz et Mozart, Monaco.

 

Conférence mondiale des imprimeurs d’Etats - Premier prix héliogravure :

1989     5 F, Pieta de Villeneuve-lès-Avignon, France.

 

Salon philatélique d’Automne :

1972     Prix Jean Goujon ;

1981     Prix Jacques Callot. 

D E C O R A T I O N S

 

1969      Chevalier de l’ordre monégasque du Mérite Culturel, Monaco ;

1987      Chevalier de l’ordre national du Mérite, France ;

1988      Officier de l’ordre des Grimaldi, Monaco ;

2014      Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres, Banque de France. 

  

« Qui n’a connu ces admirables heures (...) où le ciel d’un azur plus transparent s’enfonce dans un abîme plus in ni, où les sons tintent musicalement, où les couleurs parlent, et où les parfums racontent des mondes d’idées ? Eh bien, la peinture (...) me paraît la traduction de ces beaux jours de l’esprit. Elle est revêtue d’intensité et sa splendeur est privilégiée. Comme la nature perçue par des nerfs ultra-sensibles, elle révèle le surnaturalisme. » 

  

Charles Baudelaire, 1855

  

Pierrette  LAMBERT

Née en 1928 à Orches, je reçus un don à mon enfance, le don d’écouter la terre palpitante, de sentir la nature vibrer, de flotter dans un univers de rêve.

J’étais enfant et je dessinais ce cosmos dans lequel je songeais : tout était détails, tout prenait vie sous mes crayons colorés. Et je sentais à nouveau la nature s’animer dans mes miniatures : le vent frais, la lumière chaude, le parfum des fleurs. Je vivais en recherche de ce monde fantasmé et intime de paix.

Quand la guerre arriva, elle ramena ses drames, ses cauchemars qui sentaient la mort. Ce fut par l’art que je pus me libérer et ressentir à nouveau la force de l’existence. L’espace de mes toiles se revêtit encore d’espoir et de beau, entre utopie et réalité, pour que mon univers reprenne vie.

L’année de mon succès artistique fut en 1957 quand j’exposai à Paris, puis à Châtellerault, les miniatures sur ivoire qu’avec finesse et précision j’avais détaillées. Ce fut à cette occasion que la Banque de France connut mon travail et voulut commencer une collaboration. Par ailleurs, celle-ci m’ouvrit les portes à un autre domaine, celui des timbres-Poste. Mon don reconnu, je n’avais qu’à sublimer le monde que je voulais représenter à travers mes yeux d’artiste.

Malheureusement en 1994 une opération me fit perdre mon œil droit. Le doute alors s’installa : reverrai-je la lumière du ciel, le soleil, les fleurs, les êtres de cette terre ? Mon âme errait... Elle glissait sur les parois d’une nuit noire. Mais ma passion d’artiste, écorchée, n’en était que plus vive.

Maintenant encore, mes mains poétisent mes pensées et les transforment en phantasme dans mes toiles. Je transmets ma force à la nature qui se magnifie de merveilles. Bientôt le jour retirera ses derniers filets de lumière. Mais mon âme ne cessera de remercier pour ce don. 

  

Artiste de la Banque de France